Je m’appelle

par Stephane Elmadjian

Grand Prix Pantin, Grand Prix Brest, Prix Special du Jury Clermont !!!

Court Métrage / Essais / 14 minutes, 35mm Couleur, Format 1:66, Dolby SR, Visa n°102 807 du 14/02/02

un film de Stéphane Elmadjian

une production Lardux Films avec le soutien du CNC Contribution Financière, du Fas, de la Procirep et de l’Angoa/ 2002

Un des plus beaux films de Stéphane, en tout cas celui qui à eu le plus de reconnaissance. C’est le film le plus primé de toute l’histoire de Lardux films !!!

Adapté d’un texte de Enzo Corman, écrit pour le théatre, et d’une réalisation radio de Blandine Masson avec Feodor Atkine, le film nous soulève et nous transmet la colère, la haute tension, la rage des personnages. Une baffe !

“Mon père disait que la liberté n’a pas de prix…Il se trompait….Non seulement tu la payes au prix fort,mais en plus elle n’existe que pour ceux qui te la vendent.”

Note d’intentions

J’ai entendu ce texte pour la première fois sur France Culture, grâce à une amie qui en avait réalisé l’adaptation. J’ai ressenti instinctivement l’importance que ces paroles avaient pour moi. Un sentiment de colère sourde et enfouie s’était mis à résonner. Colère sourde en chacun de nous, fils et petits-fils d’émigrés, d’exclus et d’opprimés, véritables « héros » de ce siècle, oubliés par la société moderne et son Histoire. Il me parut évident que ce texte devait être entendu. Et à travers une adaptation filmique, je pouvais affirmer moi-même ce qu’Enzo Cormann avait écrit.

J’ai choisi pour adapter le procédé dramaturgique de l’écrivain, de conserver le texte tel quel, interprété par une seule voix, toujours off, tandis que plusieurs portraits d’hommes différents se succèdent à l’image, et de préserver le sentiment de confusion des divers personnages et de leur histoire.

Des images d’archives apparaissent au cours du film, destinées à représenter la mémoire de ses hommes et nous ramener à notre mémoire collective.

Le spectateur est peu à peu gagné par le sentiment d’une sorte d’universalité de cette oppression, qui se répète à travers le temps, voire se transmet de générations en générations pour se conclure par la colère de la dernière génération pour qui la liberté et la vie ne peuvent plus avoir de sens. Stéphane Elmadjian

On peut trouver une critique du film JE M’APPELLE sur le site de objectif-cinéma. On peut trouver une interview assez récente de Stéphane par Nicolas Reyboubet sur le site d’Objectif cinéma dans lequel il parle de Je M’Appelle (et de plein d’autre choses...).

Le film est tiré de l’adaptation radiophonique par Blandine Masson, interprétée par Féodor Atkine, d’une oeuvre théatrale de Enzo Cormann, éditée aux éditions de Minuit,

Je m’appelle (Enzo Cormann - 1999). Esquisse d’un mémorial des victimes d’un siècle de guerre (économique) mondiale. Le site de Enzo Cormann.

VOIR LA SOURCE DE CET ARTICLE


par Stephane Elmadjian :

Realisateur, Monteur

Parisien, ne en 1966 dans une famille de cineastes. Il travaille comme assistant-monteur des sa sortie du lycee.

Outre le montage devenu son metier, il realise des courts-metrages, des clips et des documentaires.

En 1995 avec des amis, il monte un groupe de cineastes dejantes sous l’appellation The United Blaireaux avec lesquels, il realisera cinq courts-metrages.

Director, editor

Born in Paris in 1966, in a family of filmmakers. Since his graduation he worked as an assistant editor.

Building a carrier as an editor, he directed several short films, clips and documentaries.

With some friends, they formed in 1995 Les United Blaireaux, a group of unconventional filmmakers which directed 5 short films.

SITE du Réalisateur

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